Au début on avait envisagé d’aller jusqu’à Mersin, sur la côte pour remonter ensuite en Cappadoce. Finalement, après quelques semaines sur le littoral (voir épisodes 1, 2, 3) on a envie de changer d’ambiance. On met donc le cap au nord pour grimper sur le plateau anatolien, en direction de Konya ! Au programme, des volcans et des derviches…

Une fois n’est pas coutume, on va commencer par un bon plan 😉

🎀 Bon plan : sur la grande route 695 qui monte après Sidé en direction de Konya, vous allez voir plein de stands de marchands de bananes et légumes locaux🍌🍊🍅. Super bon, pas cher. Profitez-en. Plus haut sur la route, ils sont remplacés par des vendeurs de miel🐝.

Lac Beysehir.

Ça y est on a quitté le bord de mer Méditerranée et on n’a plus arrêté de monter. L’air est frais. Normal, on doit être autour de 1500m d’altitude. On décide de faire une halte au bord d’un grand lac repéré sur la carte. La zone s’avère immense et très aménagée. Et même si la saison n’est pas encore vraiment commencée on doit payer un petit droit d’entrée. On s’installe au bord de la très grande plage remplie d’hirondelles et de guêpiers qui se gavent des éphémères qui pullulent. Heureusement qu’on a de bonnes moustiquaires🙄. Le cadre est charmant et le coucher de soleil sur les montagnes vaut le détour. Pas sûr que ça nous plaise en haute saison avec la mosquée, les bars et les markets,…
Après cette nuit très fraîche mais paisible, il est temps de rejoindre Konya.

😅🤪😱 Anecdote, fun fact 😱🤪😅 : comment savoir (presque) sûrement qu’il est urgent de rétrograder…
On vous a déjà prévenu qu’il y a de fortes pentes dans les routes turques. 8%, 10%… On passe son temps à descendre et monter. Là où ça devient grave, c’est quand le panneau indique seulement %, alors là accrochez-vous, ça va être sévère 😬.
Dans le genre étrange, on a aussi remarqué cette limitation de vitesse à 82 km/h qui revient régulièrement. C’est précis !
Et comme les contrôles routiers sont très fréquents, il faut faire attention. On est même surveillés par des voitures et des policiers en carton plus vrais que nature…
Bref y’a des panneaux bizarres😅

Konya…

Au centre du plateau anatolien, Konya est LA ville traditionaliste de Turquie ; un bastion islamique. Changement total de style par rapport à tout ce qu’on a vu avant. Si sur la côte les femmes étaient totalement européennes dans leur look, ici (en dehors de quelques touristes) elles sont toutes voilées.

On s’installe sur l’immense parking du centre culturel car ce soir on va assister à la sema, c’est-à-dire la danse des derviches tourneurs.

Mais avant on profite de la journée pour visiter la ville et manger la spécialité locale, le tender kebab (de la viande d’agneau cuite très très longtemps au four et qu’on peut détacher à la cuillère). Ici, impossible de boire une bière. Les règles de l’islam sont strictement observées dans la région de Konya. C’est donc l’occasion de boire un bon ayran battu, un peu plus épais que celui que nous achetons au supermarché. On ne vous met pas notre resto en bon plan parce que c’était bon, mais vraiment pas copieux. Il y a sûrement moyen de trouver mieux 😉.

En journée la ville est très chaude, on marche quand même pas mal pour faire quelques visites :

  • le musée de sculptures qui est dans une très belle ancienne école coranique
  • la colline Alâeddin et les tombeaux des sultans seldjoukides
  • le tombeau de Mevlâna Tekkesi, le fondateur des derviches
  • le bazar. Ce bazar est agréable, on n’est pas interpelé toutes les deux secondes et il y a de chouettes stands de café moulu, de pépites grillées, d’épices… Des porteurs de thé. Et des étales de bouchers spécialisés dans le cocoreç (des cœurs, des foies, des boyaux…), plus quelques têtes et pattes de bœufs et de moutons plus ou moins sanguinolents ou desséchés pour faire bonne mesure 🤢
  • les multiples mosquées…

…et ses derviches tourneurs.

Si nous sommes venus à Konya, c’est surtout pour ses célèbres derviches tourneurs. Le soir venu, on peut donc aller assister à la sema. La salle est immense. Pas de problème pour trouver une place. On ne va pas rentrer dans le détail de la cérémonie (que nous ne maîtrisons pas😬), mais on a en gros constaté trois temps principaux. Tout est très lent, sûrement très codifié. La musique jouée en direct est très belle et quand finalement les derviches commencent à tourner ça a un petit côté envoûtant (vous regarderez notre vidéo plus bas dans la page, c’est plus parlant que les photos😵) .

Vidéo à découvrir à partir du 1er juillet !

On bivouac dans les cratères de volcans

Après Konya, on continue à rouler vers l’est. C’est un beau plateau très volcanique. On adore ces paysages lunaires !

Lac Meke :

Le lac Meke est normalement un cône avec un cratère, entouré d’eau. Mais le lac est asséché, il ne reste qu’une flaque rose. C’est superbe. On a l’impression d’être sur Mars🌋.
On se fait une très chouette balade dans le lac sec (à suivre dans la vidéo). C’est dans ce coin que nous rencontrons le plus adorable de tous les chiens adorables de Turquie ! Un vrai Loukoum, tout doux, tout collant, tout fondant. Celui-là, il faut vraiment résister pour le laisser seul au bord du cratère (mais bon, on vous rassure, on a vu que des locaux viennent s’occuper de lui, comme partout).
C’est certainement le paysage qui nous plaît le plus depuis le début du voyage. Mais nous n’y restons pas pour dormir. D’abord parce qu’il y a des rafales de vent vraiment très violentes et ensuite parce que ça fait trois heures que 2 mecs en bagnole nous matent en buvant des bières… Ils n’ont pas l’air agressifs, mais c’est relou alors on préfère partir un peu plus loin.

😅🤪😱 Anecdote, fun fact 😱🤪😅 : comment on est devenus (presque) célèbres en Turquie…
Quand on revient de balade au fond du cratère de Meke, on voit notre voisin Suisse qui discute avec un gars. Ce dernier prend la famille en photos et nous interpelle dès qu’il nous voit près du camping-car… Il ne parle pas anglais, nous pas turc, mais on comprend qu’il veut faire des photo, avec sa fille. OK, on pose ! Et finalement on comprend qu’il est le correspondant local d’Anadolus Agency, une agence de presse turque. On fait donc toute une série de photos avec et sans les Suisses. deux jours après on se retrouve dans les journaux locaux (ici par exemple : https://mekeajansi.com.tr/meke-golu-karavanli-yabanci-turistleri-misafir-ediyor/ ). Prénom et métiers approximatifs, mais c’est pas grave !
Les images du journaliste de Anadolus Agency :

Lac Acigöl :

En fait, juste en face de la route principale, il y a un autre cratère. Dans celui-ci il y a de l’eau et on peut descendre en camion, ce qui nous abrite du vent. On est dimanche soir, il y a plein de gars qui font les traditionnels barbecues. Comme les Turcs sont décidément trop gentils, on voit deux jeunes qui viennent frapper à la porte : il nous apportent du poulet qu’ils viennent de faire griller. C’est super sympa et super bon, même si on vient de finir de manger notre propre repas😜.

Les lacs se suivent et ne se ressemblent pas !

Lac au pied du mont Hasan, méga fiesta !

Superbe ! Un paysage de rêve avec le lac qui reflète le mont Hasan et les montagnes qui l’entoure ; c’est un vrai bonheur. On arrive en fin de matinée et tout est très paisible. On fait le tour à pied, on câline les chiens, on se prépare à passer une bonne nuit au frais…

Oui… Mais non ! C’est une nuit de ouf. Le bar qui se trouve pas très loin met la musique à fond. Une voiture vient se garer devant nous et met sa musique encore plus fort ; ça vibre ! Il y a une sorte de concurrence. Minuit en demi, les gendarmes débarquent. Ils font couper le son du bar et dégager toutes les voitures. Ils frappent à la porte. Le temps qu’on bouge ils sont déjà repartis vers leur véhicule et nous adressent un « Hello and by »👮‍♂️, très drôle… On se recouche.
20 minutes de calme et ça recommence🎶🎵🎶. 2h30, tout s’arrête brutalement. Les gendarmes ont dû repasser… De 3h à 4h des gars discutent derrière le camion. 4h22, c’est l’heure du muezzin. Le plus beau (belles vibes, bel écho 👍), mais aussi un des plus forts qu’on ait entendu😫. Entre temps, dans les creux, on a eu : bataille de chats🐱‍👤🙀, grenouilles mutantes qui coassent comme des folles🐸, chien qui grogne🐕. Bref, une bonne nuit, quoi🥱 !

Narligöl Krater Gölü, le top du calme !

Un autre lac, au fond d’un cratère de volcan. là encore on peu descendre en camion sur un grand plateau avec une forêt. Nous sommes seuls, avec les troupeaux de moutons ! Le calme absolu. Voilà de quoi se retaper avant des commencer les balades en Cappadoce. Les prémices sont là, sur un versant du cratère : les premières cheminées de fées se dressent devant nous !

Conseils pour voyager en Turquie en camping-car :

Infos pratiques :
🟢Même à l’intérieur le réseau routier reste très bon avec principalement des 4 voies.
🟢Plein de fontaines pour l’eau, il faut juste se bricoler un embout spécial pour se brancher sur les petits robinets.
🟢Toujours autant de chiens gentils, mais pas bagués.
🟢Troupeaux de moutons un peu partout🐑🐏.
🟢Pour se faire comprendre le traducteur de Google peut être utile… Les Turcs parlent peu anglais, parfois allemand.
🟢Pas toujours facile de savoir quelle quantité commander à manger dans les restos. Parfois on nous donne du pain, parfois on nous offre des mezze, parfois les plats contiennent déjà un accompagnement conséquent, c’est variable. Dans le doute ne pas hésiter à commander juste les plats principaux et rajouter si besoin. De toute façon tout est servi dans l’ordre où c’est prêt. Ce n’est pas vraiment entrée puis plat comme chez nous.
🟢Pour assister à la danse des Derviches tourneurs à Konya, c’est le samedi soir à 19h ou 21h selon la saison et en ce moment ça coûte 30 TL par personne soit 1,7 euros… ça se passe dans l’immense centre culturel. Conseil, installez-vous du côté opposé au peaux de moutons qui sont au sol sinon vous ne verrez les derviches que de dos pendant la première partie de la cérémonie.

On se retrouve très bientôt en Cappadoce !

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Note : 1 sur 5.

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