Top End : l’eau et le feu !

Notre interminable traversée du bush prend fin en arrivant à Katherine. De la petite ville jusqu’à Darwin, capitale du Top End, nous allons retrouver de la végétation plus verte, des parcs nationaux, des randos, des chutes d’eau, des sources chaudes… Mais aussi un climat tropical…😓🌡☀️

Katherine

Sources d’eau chaude

Ah les sources d’eau chaude de Katherine !! Le total bonheur. Nous y sommes allés un peu par hasard et nous avons découvert un petit paradis tropical. Quelques cuvettes d’eau aigue-marine sous une végétation luxuriante occupée par des dizaines de corellas et de cacatoès, le tout à la parfaite température de 32°. Coup de coeur💗.

Edith Falls

L’autre intérêt de Katherine, ce sont les chutes d’eau. Nous commençons par celles d’Edith au nord de la ville. Une rando de 4km nous conduit jusqu’au bassin supérieur alimenté par une large cascade. Une eau juste fraîche, dans un coin charmant. Quelques brasses entre les cailloux glissants nous permettent de nager jusqu’au pied de la chute.

Le bassin inférieur, directement accessible depuis le parking offre aussi une baignade sympa mais il est plus occupé par le monde. Il est protégé par une grosse barrière anti-crocos.

En reprenant la route en direction du nord, on voit pas mal de fumée. Plusieurs zones cramées. On comprend d’où venait la lueur orangée qui a enflammé le ciel une petite partie de la nuit précédente. On apprendra plus tard l’origine de ces feux…

Nitmiluk National Park

Surtout intéressant si vous voulez faire une rando de plusieurs jours dans les gorges ou une croisière. Nous nous sommes contentés de la marche la plus courte qui présente peu d’intérêt une fois le point de vue sur la gorge atteint.

Litchfield National Park

Florence Falls et Buley Rockhole

En montant dans le Top End, nous faisons une boucle pour profiter encore de la douceur revigorante des cascades. Litchfield est un parc gratuit et, même sans 4×4, on a accès à de très nombreux sites. Nous y avons passé deux nuits bien agréables. On vous conseille de descendre vous baigner à Florence Falls. L’escalier est un peu long (surtout pour remonter) mais la piscine à double cascade noyée dans la végétation vaut largement le détour.

Au petit matin, nous avons adoré avoir pour nous tout seuls (et un cormoran) le site de Buley Rockhole. Très vert, très frais, avec une succession de petits bassins entrecoupés de mini cascades. C’est sûrement très fréquenté le week-end, mais en semaine, à 7h du mat’ le charme du lieu est indéniable 💙💙.

Tolmer et Wangi Falls

Nous allons ensuite faire une brève rando aux Tolmer Falls.  Ici on ne peut pas se baigner. On profite juste du point de vue et de nombreux perroquets.

Pour une bonne baignade, il faut attendre Wangi Falls. On s’installe dans le chouette campground et on rejoint le bassin. Là encore, deux cascades alimentent une grande cuvette d’eau fraîche. Requinqués par ces bains, nous montons jusqu’au sommet des chutes (environ 1h de marche dans la forêt vierge). Le point de vue n’est pas terrible mais ça dégourdi les jambes. Et au retour on a un bon prétexte pour replonger dans l’eau !

Pour rejoindre la route principale du Top End, sans faire demi-tour,  nous empruntons une dizaine de kilomètres de piste. Pas mal de tôle ondulée… L’incertitude portait sur le passage d’un gué, mais C’Aussie le traverse sans se faire emporter ou mordre par les crocos (pour dire vrai, il y a peu d’eau et on n’a pas vu l’ombre d’un croc !)

 

Darwin

Notre point le plus au nord du Top End et aussi du road-trip dans son ensemble. Chaleur tropicale, humidité, moiteur… on se retrouve comme en Martinique. On ne peut plus rien faire après 10h du mat’. Du coup, de Darwin nous ne verrons pas grand chose : la marina, la plage et le casino climatisé… Et de nombreux feux de broussailles qui enfument le ciel.

Dans ces villes du Top End, on trouve l’ambiance un peu bizarre. Elles sont largement occupées par des Aborigènes (contrairement au reste de l’Australie) et du coup elles sont hyper fliquées. Depuis le début du voyage, on a vu extrêmement peu de forces de l’ordre.

  • À Broome déjà, il y avait plus de contrôles, des restrictions sur les ventes d’alcool…
  • À Katherine, pour acheter un pack de bière on s’est fait contrôler les passeports par deux policiers, puis le caissier a scanné un passeport pour enregistrer la vente. Trop bizarre.
  • Pour revenir à Darwin, on a été frappé par le nombre de caméras de police qu’il y a partout, ainsi que par les parkings et les caisses de station services protégés…

Alors, vrai problème de sécurité ? Volonté d’entretenir un climat inquiétant  ? On ne sait pas. On a vu pas mal d’Aborigènes traîner, mais ils sont généralement assis dans l’herbe sans bouger… Étrange comme situation et nous ne sommes pas assez au fait des questions socio-politiques actuelles pour vraiment bien analyser les choses.

Kakadu National Park

Une grosse boucle dans le Top End. Un bout du monde. Et un gros trou dans le porte monnaie puisque l’entrée du parc coûte 40 AUD par personne, auxquels il faut ajouter 13 AUD pour une nuit en campground basique ou 30 en campground avec douche… Un peu abusé. Mais c’est une « co-gestion » parc national – communautés aborigènes propriétaires des terres, et 39% du prix du billet d’entrée servent pour les communautés qui vivent aux confins de ces terres.

De nombreuses parties du parc ne sont accessibles qu’en 4×4. Mais le long des axes principaux, il y a tout de même des choses sympas. En fait, le parc vaut vraiment le détour si vous vous intéressez aux oiseaux et à l’art rupestre aborigène.

Les bestioles

Kakadu est réputé pour ses crocodiles. La moitié de l’année, pendant la saison humide (the wet) le secteur est couvert d’eau, les routes sont coupées et le croco est roi. À la saison sèche (the dry) l’eau recule et le personnel du parc sécurise les lieux. Mais l’attention reste de mise. La baignade est interdite et les crocos sont visibles dans la East Alligator river. En particulier à Cahill’s Crossing où une plateforme est aménagée pour les observer. Nous y sommes allés 2 fois. Nous n’avons jamais vu de croco… (il faut privilégier la marée haute ). En revanche nous avons vu des 4×4 franchir l’impressionnant gué qui conduit sur les terres aborigènes d’Arnhem Land (accès interdit sans permis). Et nous avons croisé un dingo famélique qui errait sur le parking. Autant le dire tout de suite :  nous n’avons vu aucun croco pendant tout notre séjour à Kakadu…🧐🐊🤔

Par contre nous avons enfin rencontré les timides petits rocks wallabies ! Trop mignons !

Les zones marécageuses regorgent d’oiseaux et de papillons.

Moins sympa, les moustiques sont présents en véritables hordes dès le coucher du soleil. Un truc de dingue (et de dengue…) Grâce aux moustiquaires du camping-car nous sommes relativement épargnés. En revanche nous avons passé une nuit au bord d’un marécage et nous avons été envahis par des horribles petites punaises qui réussissaient à forcer le passage des moustiquaires. Une vraie galère pour s’en débarrasser !

Petit conseil, si vous voulez tout savoir sur la faune et l’écosystème local, arrêtez vous au visitor center de Window on the Wetlands (juste avant Kakadu en venant de Darwin). Vous pourrez y regarder un long film qui relate toute une année de vie dans le secteur.

Les rocks art

Dans le parc, deux secteurs permettent de découvrir l’art rupestre aborigène :  Ubirr et Burrungkuy. Cela vaut vraiment le détour ! Le Warradjan Aboriginal Cultural Centre aide de comprendre le rôle de cet art et les différentes représentations.

On vous laisse admirer en video, vous aurez un très bel aperçu des peintures rupestres et de l’ambiance paisible du parc de Kakadu :

 

Pour info, le camping à côté du Centre Culturel ouvre gratuitement sa belle piscine à tout le monde. Idéal pour se rafraîchir  !

Les randonnées

Vu qu’il fait vite très chaud☀️, nous marchons tôt le matin. Les départs de balades sont toujours accompagnés d’avertissements peu engageants (Cf photos ci-dessous !). Nous vous recommandons particulièrement la rando de Bardedjilidji (dans le secteur d’Ubir). On se prend pour Indiana Jones 🤠!

Les feux

La dernière chose qui nous aura marqués pendant cette visite de Kakadu (et tout le Top End…) ce sont les feux. Plein de secteur brûlent. En fait, ce sont des « feux managés »🔥🚒. Ils sont allumés et plus ou moins contrôlés par les autorités du parc, selon la tradition aborigène.  C’est un mode de gestion qui évite les grands « bush fires » qui se déclareraient avec la foudre ⚡des tempêtes sèches du Dry. Les zones brûlées préalablement sont ainsi nettoyées et servent en quelques sortes de coupe-feu.

Avec cette méthode :

  • Les petits animaux qui occupent les lieux ont le temps de fuir (on a vu un incendie qui ne semblait pas être contrôlé et là les rapaces se régalaient genre barbecue du dimanche…).
  • Les graines ont besoin du feu pour germer.
  • Les eucalyptus brûlés recommencent à fleurir au lieu de faire des feuilles et nourrissent donc les animaux  qui consomment du pollen.
  • L’herbe repousse plus verte sous les cendres…

Bref, que des avantages👍🌾🌺. Sauf pour nous qui sommes en pleine saison de brûlis :  scènes de désolation sur le bord des routes et odeur persistante de fumée dans le camion et sur nos vêtements après une nuit passée dans un campground nettoyé par le feu…🤭😩

Elsey National Park (Mataranka)

Après Kakadu, nous reprenons la route vers le sud. Arrêt à Katherine pour refaire les pleins et prendre la direction d’Alice Springs. Mais avant d’entamer la longue route qui nous conduira dans le Red Center, il nous reste une superbe découverte à faire. Les sources chaudes de Bitter Springs et de Mataranka. Ça restera un des paysages vraiment marquants du voyage. De majestueuses palmeraies au cœur desquelles nous pouvons plonger dans des bassins d’une eau incroyablement bleue et chaude. Un pur régal. À Mataranka les piscines sont un peu aménagées avec des sortes de bancs de pierre qui permettent de s’asseoir dans l’eau. On y accède gratuitement par le camping. Nous en avons profité pour faire une halte dans leur petit resto et goûter le barramundi (fameux poisson australien).

À Bitter Springs les sources sont plus « sauvages ». Quelques plateformes réparties le long de la rivière permettent de se mettre à l’eau et de descendre le courant au milieu de la végétation dense. Délicieusement effrayant🙀 ! Un incontournable absolu 💙💚💙. Totalement relaxant et revigorant à la fois. Autant dire qu’il est difficile de quitter les lieux…

Mais le Centre Rouge nous appelle pour de nouvelles aventures…

 

 

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2 commentaires sur “Top End : l’eau et le feu !

    1. Dans l’eau c’est couleur « perle d’eau » de chez Petite Sirène. Hors d’eau c’est couleur « buisson de spinifex » de chez Désert australien » 😂.
      On a bien pensé à vous ces jours ci en retrouvant le climat martiniquais !! Bises.

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